Maurice Belais, PDG de la société de conseil spécialisée dans les analyses de données et le marketing prédictif Quatrax, affirmait, au sujet de l’impact de la visite médicale, dans un article intitulé “Médecins - labos : Bien cerner les relations” dans le numéro d’avril 2008 de la revue Pharmaceutiques : « Il existe une relation totalement directe entre la quantité de contacts engagée par un laboratoire et le nombre de prescriptions rédigées par la suite ».
Cette déclaration est à mettre en parallèle avec les effectifs croissants des équipes marketing en comparaison de ceux des équipes de recherche : les deux diapos sont extraites d’un fichier powerpoint produit par l’organisation nofreelunch.org : accès direct

En outre, Quatrax recommande de privilégier deux canaux pour la relation avec les médecins : la formation médicale continue et les séminaires thématiques. Les informations fournies par ces deux voies seront donc forcément biaisées lorsqu’elles sont sponsorisées par un laboratoire.

Dommage pour la santé publique !

Visiter www.pharmacienconsultant.org !

Le Quotidien du Pharmacien du 20/03/2008 publie les résultats d’une étude sur le traitement de la diarrhée du nourrisson, en région Rhône-Alpes, montrant que seule la moitié des enfants atteints ont reçu le traitement adéquat par soluté de réhydratation orale. Cette étude a porté sur 63 591 cas de diarrhée identifiés chez les nourrissons de moins de 1 an entre le 1er octobre 2004 et le 15 septembre 2006. “Sur la période, 50 % des enfants ont reçu un SRO. Contrairement aux recommandations, des médicaments symptomatiques ont aussi été prescrits. Le racécadotril, ralentisseur du transit antisécrétoire, indiqué en complément de la réhydratation orale, était le plus utilisé, chez 60 % des nourrissons souffrant de diarrhée et, dans près d’un quart des cas, sans SRO“. De plus, 373 nourrissons se sont vus prescrire du lopéramide alors qu’il est contre-indiqué en dessous de 24 mois. “De même, 1 351 nourrissons ont reçu du nifuroxazide, également contre-indiqué avant 2 ans en raison d’effets indésirables de type allergique”.
Les recommandations pour la prise en charge de la diarrhée aiguë de l’enfant sont les suivantes [1] : administrer un soluté de réhydratation orale (SRO) pour corriger la déshydratation en 4 heures, reprendre l’alimentation normale dès la 4e heure avec maintien de l’apport d’un SRO et poursuivre l’allaitement maternel, éviter l’utilisation de médicaments qui ne sont pas nécessaires.
Il est donc indispensable de conseiller un SRO lorsqu’il n’est pas prescrit.

[1] = Sandhu BK. Practical guidelines for the management of gastroenteritis in children. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2001;33 Suppl 2:S36-9.

Lors de la remise du rapport sur la Libération de la Croissance Française, Mr Sarkozy a déclaré : “Je vois bien que si l’on autorise pour partie leur vente en grande surface, les tarifs baisseront au profit des consommateurs. Mais en même temps, mon travail de chef de l’Etat c’est aussi de penser à l’aménagement du territoire et à la véritable mission de service public des pharmacies. Dans ce débat, on ne peut réduire tout à la seule question des tarifs”.
Il me semble que cela tient plus de la stratégie politique que d’un réel soutien. En effet, la mise en demeure européenne remet déjà en cause une partie du monopole pharmaceutique. Dans ce contexte, pourquoi prendre le risque de diminuer sa popularité en appliquant des mesures impopulaires alors que la machine européenne le fera?
La bonne nouvelle est le soutien de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) qui “met en garde le Gouvernement contre les effets de la dérégulation de la vente des médicaments car ceux-ci ne sont pas des produits comme les autres. Ils comportent des principes actifs qui peuvent s’avérer à risque dans le cas de poly-médication”. Elle “exhorte [le gouvernement] à ne pas considérer la santé des Français comme un produit ou une marchandise, encore moins [comme] une variable d’ajustement économique dans un système ultralibéral”.

Le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a publié un guide intitulé “La thérapie antirétrovirale pour les adultes infectés par le VIH - Guide pour les professionnels de la santé du Québec”.
Ce document vous présente :
- l’utilisation de la charge virale plasmatique et de la numération lymphocytaire CD4,
- l’utilisation des tests de résistance du VIH aux antirétroviraux,
- l’utilisation des dosages plasmatiques des médicaments,
- les principes du traitement antirétroviral,
- l’infection aiguë par le VIH,
- les classes d’antirétroviraux,
- le moment et les conditions pour commencer ou changer la thérapie,
- l’adhésion au traitement,
- les interactions médicamenteuses et les effets indésirables.

Un must basé sur 323 références bibliographiques. A découvrir d’urgence.

La thérapie antirétrovirale pour les adultes infectés par le VIH (septembre 2007)

Bonjour tout le monde !

juin 11th, 2006

Voila je me lance dans la blogosphère! Le thème de ce blog sera axé sur le monde pharmaceutique et notamment l'officine. Mon but est de trouver un bon compromis entre l'éthique du métier de pharmacien et la prospérité dans un monde concurrentiel où le pharmacien ne doit plus se contenter de délivrer les médicaments sur ordonnance.