Lors de la remise du rapport sur la Libération de la Croissance Française, Mr Sarkozy a déclaré : “Je vois bien que si l’on autorise pour partie leur vente en grande surface, les tarifs baisseront au profit des consommateurs. Mais en même temps, mon travail de chef de l’Etat c’est aussi de penser à l’aménagement du territoire et à la véritable mission de service public des pharmacies. Dans ce débat, on ne peut réduire tout à la seule question des tarifs”.
Il me semble que cela tient plus de la stratégie politique que d’un réel soutien. En effet, la mise en demeure européenne remet déjà en cause une partie du monopole pharmaceutique. Dans ce contexte, pourquoi prendre le risque de diminuer sa popularité en appliquant des mesures impopulaires alors que la machine européenne le fera?
La bonne nouvelle est le soutien de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) qui “met en garde le Gouvernement contre les effets de la dérégulation de la vente des médicaments car ceux-ci ne sont pas des produits comme les autres. Ils comportent des principes actifs qui peuvent s’avérer à risque dans le cas de poly-médication”. Elle “exhorte [le gouvernement] à ne pas considérer la santé des Français comme un produit ou une marchandise, encore moins [comme] une variable d’ajustement économique dans un système ultralibéral”.

Leave a Reply