Tout le monde à probablement déjà vu la fameuse pub de l’enseigne de grande distribution qui lorgne sur le monopole pharmaceutique…
Le problème est toujours le même : je vois mal un docteur en pharmacie, même compétent, faire un conseil adapté à chacun des clients de la “pharmacie” d’une grande surface. Le prix est une chose, la qualité du service en est une autre! Il n’y a pas que le portefeuille de Mme J, il y a aussi sa santé.
Pour ce qui est de la protection du pouvoir d’achat, Leclerc et consorts ne sont pas franchement les meilleurs comme le montre l’étude de l’UFC-Que choisir qui prouve, ce dont tout le monde se doute, que le prix dépend de la concurrence en présence. Autrement dit, quand il n’y a pas de concurrence, tant pis pour le portefeuille de Mme J. d’autant que la publicité se charge de lui faire croire le contraire.

Les réponses de l’Ordre des Pharmaciens et de l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine n’ont pas tardées. Voici la réponse de lUSPO :

“Marges arrière :

Après l’application de la loi Chatel du 3 janvier 2008, nous pouvons constater deux attitudes complètement opposées :

* Dans le circuit pharmaceutique : La suppression des marges arrière se traduit par une baisse des prix des médicaments au 1er semestre 2008 : 120 millions d’euros sont ainsi économisés et rendus par les pharmaciens en baisses de prix au bénéfice des patients.
* Dans la Grande distribution : Le même mécanisme aurait dû se traduire par une baisse du prix du caddie de la ménagère de 15 %. Au contraire, les consommateurs voient les prix augmenter. Ou est passé l’argent des marges arrière dans les grandes surfaces ?

Pouvoir d’achat :

Les prix des 100 premiers médicaments de médication officinale ont augmenté seulement de 1% en 4 ans. Dommage que les grandes surfaces ne soient pas aussi performantes pour défendre le pouvoir d’achat des Français ! Dans une communication qui s’apparente plus à de la diversion, Mr Leclerc promet des baisses de prix sur des produits qu’il n’est pas autorisé à distribuer, pour mieux dissimuler les augmentations de prix sur des produits dont il a aujourd’hui quasiment le monopole.

Les pharmaciens se sont engagés :

* A la transparence et à la baisse des prix sur les médicaments conseils ;
* A mettre en place, avec les Pouvoirs Publics, un Observatoire des prix ;
* A renforcer le conseil pharmaceutique sur ces médicaments ;
* A freiner la surconsommation de médicaments

Les Pharmaciens proposent l’organisation du parcours de soins de première intention dans l’intérêt de la santé publique et des patients, et une meilleure visibilité sur les prix dans l’espace conseil de la pharmacie. Les mesures préconisées par la commission ATTALI, qui suivait les propositions prônées par Mr Leclerc, ont été clairement balayées par le Président de la République. Nous considérons donc aujourd’hui que Mr Leclerc est définitivement disqualifié pour parler de la Santé”.

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