Voila ce que l'on peut lire dans le CONTRAT D’ETUDES PROSPECTIVES DANS LA PHARMACIE D’OFFICINE   publié par le groupe Interface

L’ouverture possible du monopole à d’autres acteurs
L’évolution de la réglementation de l’activité officinale est considérée comme possible, voire probable (score de 1,5) et verrait ainsi l’apparition sur le secteur de nouveaux acteurs, en particulier les grandes surfaces, déjà positionnées sur le marché du non médicament. Lespharmaciens devraient alors subir cette concurrence comme c’est déjà le cas sur la parapharmacie.
Les grandes surfaces surveillent le territoire de la pharmacie et s’intéressent à certains médicaments non remboursables (OTC). Elles ont déjà réussi à s’emparer des antiseptiques, alcool, vitamine C, etc. À l’instar des pratiques dans certains pays voisins, il est assez probable que leur périmètre va s’étendre. Les pharmacies libérales auront alors le droit et la possibilité de se réorganiser pour faciliter l’accessibilité du public à ces produits. Aujourd’hui, les grandes surfaces ne peuvent vendre de la parapharmacie qu’avec un conseil approprié. En Europe, si le monopole pharmaceutique existe partout, son application a connu ces dernières années de nombreux aménagements dans plusieurs pays et suscite encore des débats nourris. Les variations, d’un pays à l’autre, de l’étendue du monopole accordé aux pharmaciens soulèvent laquestion de la restriction des échanges pour motif de santé publique170. Comme cela a été souligné dans le chapitre consacré aux comparaisons entre les pratiques
européennes, deux dynamiques sont à l’oeuvre : la première (latine et française) centrée sur l’interprétation stricte du monopole, la seconde (nord européenne) axée sur la déréglementation du monopole de vente des médicaments. Mais la tendance prédominante va dans le sens d’un assouplissement croissant de la réglementation qui remet en cause l’interprétation stricte du monopole pharmaceutique.

OUVERTURE POUR LA VENTE DES PRODUITS D’HYGIENE, DE SOIN ET DE PREVENTION
En France, la probabilité d’une ouverture est réelle, comme en témoigne le rapport du Conseil National de la Consommation « parapharmacie », publié en février 2005, qui suggère déjà un assouplissement du Code de la Santé dans la perspective de favoriser la vente hors officine de produits « frontières » du médicament, tels les produits d’hygiène, de soin (crème arnica, gels défatigants…) mais aussi des tests de glycémie ou de grossesse.


OUVERTURE POUR LES PRODUITS OTC.
Au Royaume Uni et aux Pays Bas et plus récemment en Allemagne et au Portugal171, certains antalgiques, antitussifs, traitements des troubles gastriques peuvent être vendus librement dans des magasins de grande distribution, des « drugstores » ou même dans des stations-service comme au Danemark depuis 2001. Cette ouverture du monopole de la vente des médicaments OTC peut s’accompagner d’une libéralisation de la détermination des prix, comme en Allemagne.


OUVERTURE PLUS GLOBALE DU MONOPOLE DE L’OFFICINE ?
L’observation dans la durée des choix de réaménagement de la distribution du médicament dansdes pays voisins pourrait alors fournir des arguments plaidant en faveur d’une ouverture encadrée de la vente de médicaments hors de l’officine.

CONTRAT D’ETUDES PROSPECTIVES DANS LA PHARMACIE D’OFFICINE

One Response to “Tendance à la libéralisation”

  1. ponelle Says:

    Merci pour votre initiative “blogosphérique”. votre lecture dépassionnée et documentée des enjeux qui traversent actuellement le secteur officinal est rare et je ne peux que l’encourager.
    au plaisir de vous lire à nouveau

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