Aliments à l’officine ?

avril 18th, 2007

Le Moniteur des pharmacies du 14 avril relate la vente d’aliments classiques ou de voyages au sein de certaines officines allemandes, afin de compenser la baisse de marge. Quelle image cela donne-t-il de la profession? A quand l’offre promotionnelle “un paquet de chips, une statine offerte” !
Qui à intérêt à pousser à la libéralisation sans frein du secteur santé? Pourquoi les commissaires européen sont-ils si pressés de casser le monopole pharmaceutique? Certes, certains pharmaciens n’ont pas d’éthique professionnelle, et se proposeraient de vendre n’importe quoi. Pour autant, il existe une libre concurrence entre les officines qui permet aux patients-clients de choisir leurs pharmacies. Le monopole pharmaceutique doit permettre à la profession de garder son indépendance intellectuelle vis-à-vis des dérives commerciales: le pharmacien choisit les produits qui sont efficaces et sûrs, sans privililégier sa marge, en échange de quoi la loi lui concède le monopole pour lui permettre de vivre honnêtement. Les dérives commerciales auront raisons de la santé publique!

One Response to “Aliments à l’officine ?”

  1. GROSSO Says:

    Bonjour,
    Bravo pour votre initiative à faire connaitre.
    Quelques points désaccord sur votre commentaire.

    1. Si l’on ne trouve pas encore de chips dans les Pharmacies française les étalages de soit disant compléments alimentaires, pates diététiques, boissons “coca like”, draineurs sans aucune efficacité, “bruleurs de graisse” et autres “attrappes nigaudes” ne valent guère mieux.

    2. Les commissaires européens ne cherchent pas à casser le monopole.
    Ils attaquent la restriction de la propriété du fond de commerce qui relève de la libre circulation des capitaux (traité de rome) , pas les conditions de l’acte pharmaceutique .

    3. La libre concurence ente les officines est largement atténué par le code de déontolongie. Je vous invite à le relire (il se trouve sur le site de l’ordre) et à vérifier qu’il s’agit d’un véritable petit traité anti-concurence.

    4. Vous semblez confondre monopole et propriété du fond.
    Les laboratoires bénéficient par exemple d’un monopole dans la fabrication de médicaments. Ils ne sont pas pour autant la propriété de leurs Pharmaciens responsables qui exercent de manière indépendante et “vivent honnetement”.

    5. Les dérivent commerciales n’on pas attendu la libéralisation de la propriété du capital (cf l’Affaire Cyclamed par exemple).

    6. Le revenu avant impot des Pharmaciens titualaires s’élevait en 2004 à plus de 130.000 euros par an (capitalisation incluse, source INSEE). De quoi vivre honnetement non !

    Mais je reprends à mon compte votre conclusion :
    Les dérives commerciales auront raisons de la santé publique!

    Bien cordialement
    FG

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